Retour sur VivaTech 2026 : au cœur de la révolution technologique

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Vivatech 2026

Pour sa dixième édition, le salon VivaTech 2026 a vu grand, et nous étions évidemment présents sur le terrain pour décrypter les tendances de demain ! Le Hall 7 de Paris Expo s’est transformé en l’épicentre mondial de l’innovation, réparti sur trois étages accueillant pas moins de 15 000 start-up et 1 500 démonstrations.

Entre intelligence artificielle, exploration spatiale, luxe connecté et souveraineté européenne, retour immersif sur une journée riche en découvertes.

Cérémonie d’ouverture : 10 ans de transformation technologique

Le coup d’envoi de cette édition anniversaire a été donné par une cérémonie d’ouverture marquante. Maurice Lévy et Bernard Arnault ont pris la parole pour revenir sur une décennie de transformations numériques et esquisser les opportunités futures. Mêlant rétrospective vidéo et discours visionnaires, cette introduction a parfaitement posé le cadre de ce carrefour mondial de l’entrepreneuriat.

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Comme l’a rappelé Maurice Lévy : « J’ai eu l’idée de VivaTech, mais celui qui l’a rendu possible est Bernard Arnault. » Un soutien motivé par l’ADN même du groupe LVMH, que Bernard Arnault considère comme un « conglomérat de startups » où l’exécution fait toute la différence face à la simple idée.

La masterclass de Jeff Bezos : l’espace et l’IA physique (Prometheus)

C’était incontestablement le gros temps fort de ce VivaTech 2026 : la conférence de Jeff Bezos, fondateur d’Amazon et de Blue Origin, venu également présenter sa nouvelle casquette de co-PDG de Prometheus (lancée en 2025).

Sans langue de bois, il est revenu sur le récent incident de la plateforme New Glenn, saluant la résilience de ses équipes. Mais c’est sa vision de l’économie spatiale qui a captivé l’audience. Pour lui, le marché est soumis à une contrainte d’offre et non de demande. Sa priorité ? La Lune, qu’il qualifie de « cadeau » en raison de sa proximité et de ses ressources (glace d’eau), nécessitant 28 fois moins d’énergie pour l’extraction de matériaux.

« Nous allons dans l’espace non pas nécessairement pour l’espace lui-même, mais pour la Terre. Nous allons sur la Lune pour y rester. » – Jeff Bezos

Bezos a également abordé l’intelligence artificielle sous un prisme novateur avec Prometheus, une IA conçue pour l’ingénierie physique plutôt que la simple génération de texte. Selon lui, l’IA ne détruira pas l’emploi de manière absolue, mais créera une pénurie de main-d’œuvre en permettant aux humains de résoudre infiniment plus de problèmes complexes.

Souveraineté numérique et amitié Franco-Allemande

L’Allemagne étant le pays à l’honneur (« Country of the Year »), la souveraineté technologique européenne a été le fil rouge institutionnel du salon.

La conférence réunissant Roland Lescure (Ministre français de l’Économie, des Finances et de l’Industrie) et Karsten Wildberger (Ministre allemand du Numérique) a souligné l’urgence d’une Europe forte. Accueilli par un « welcome, willkommen, bienvenue », K. Wildberger a rappelé que « l’Europe peut innover mais aussi passer à l’échelle ».

Roland Lescure a quant à lui mis en garde face à la puissance de l’IA : « Nous sommes à la croisée des chemins entre Brave New World et Great World. L’IA est le nouveau paradigme et suspendre les modèles les plus évolués montre que les règles peuvent changer brutalement. »

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Zoom sur l’innovation tricolore : notre rencontre avec ibou

La souveraineté numérique ne se joue pas que dans les discours ministériels, elle se construit chaque jour grâce à des pépites audacieuses. Au fil de nos rencontres sur le salon, on a eu le plaisir de s’arrêter sur le stand d’ibou, un projet particulièrement ambitieux et prometteur.

Porté par la volonté farouche de proposer un moteur de recherche français, ibou se positionne comme une véritable alternative éthique et souveraine face au géant Google. Notre échange avec Grégory Pairin (CMO d’ibou) s’est révélé extrêmement enrichissant et formateur. L’approche d’ibou, pensée comme un moteur de recherche conversationnel qui respecte à la fois les internautes et les créateurs de contenu, incarne parfaitement l’innovation de demain : utile, transparente et indépendante. Ce type de discussion passionnante a rythmé toute notre journée et confirme le dynamisme de notre écosystème national.

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Les géants du salon font le show : Samsung, Adobe Pro et L’Oréal

Avant de vous parler du secteur du luxe, notre équipe s’est arrêtée sur trois des stands les plus spectaculaires et innovants de cette édition, où l’expérience utilisateur et l’IA concrète étaient au centre de toutes les attentions :

Samsung : le géant sud-coréen a proposé un stand véritablement incroyable, axé sur la maison connectée et l’omniprésence de l’IA. Au-delà de ses impressionnants écrans transparents qui ont capté tous les regards, Samsung a démontré comment « Galaxy AI » sort de nos smartphones pour s’intégrer de manière invisible et hyper-personnalisée dans tous les appareils de notre quotidien. Une vraie leçon d’écosystème connecté.

Adobe Pro : dans un salon où l’IA générative est sur toutes les lèvres, Adobe a frappé fort. Leurs démonstrations en direct ont prouvé que l’IA est devenue un véritable « copilote » pour les créatifs. Génération d’images, retouches vidéo instantanées : l’outil décuple la productivité. Surtout, Adobe a insisté sur l’éthique et la transparence avec ses « Content Credentials » (les étiquettes de traçabilité des contenus pour certifier les créations face aux deepfakes).

L’Oréal : sous le thème de sa « Beauty Odyssey » et guidé par la monumentale installation visuelle KALLISTÉ, L’Oréal a marqué le salon en annonçant un partenariat stratégique majeur avec OpenAI. Le leader mondial de la beauté fait passer l’IA à l’échelle : les utilisateurs pourront bientôt essayer virtuellement le maquillage Maybelline (technologie ModiFace) directement via une discussion sur ChatGPT. Côté recherche scientifique, le groupe utilise le modèle GPT-Rosalind d’OpenAI pour analyser le microbiome de la peau et concevoir les soins de demain (notamment pour La Roche-Posay).

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Infrastructure et Open Source : dans les coulisses de l’IA avec Meta et Scaleway

Derrière les démonstrations grandioses du salon se cache une réalité très concrète : pour faire tourner l’intelligence artificielle, il faut une puissance de calcul monumentale et des modèles robustes. C’est là que deux autres acteurs majeurs de notre visite entrent en scène :

Scaleway : le fournisseur de cloud européen (filiale du groupe Iliad) a fait sensation en démontrant sa capacité à rivaliser avec les géants américains. En proposant des infrastructures cloud souveraines et des clusters de calcul ultra-puissants (GPU), Scaleway s’impose comme le partenaire indispensable des start-up européennes qui veulent entraîner leurs IA sans dépendre des infrastructures outre-Atlantique.

Meta : impossible de passer à côté du géant des réseaux sociaux, qui a réaffirmé sa stratégie unique : l’IA open-source. En mettant ses modèles (comme Llama) à la disposition des développeurs du monde entier, Meta démocratise l’accès à l’innovation. C’est une opportunité en or pour des agences et des entreprises comme la nôtre, car cela permet de créer des solutions sur-mesure, hautement personnalisées et transparentes pour nos clients.

Plongée dans les allées : l’IA partout, de la cybersécurité au luxe

On a ensuite arpenté les allées à la rencontre de l’écosystème tech. L’intelligence artificielle a aspiré toutes les conversations, fidèle au mot d’ordre de l’année : « Artificial Intelligence: impact, not illusion ». Fini la théorie, place aux résultats mesurables, notamment dans la cybersécurité et le Cloud souverain avec des acteurs comme OVHcloud (qui présentait d’impressionnantes démos d’informatique quantique) et Scaleway.

La DreamGallery LVMH : Quand la tech sublime l’excellence

S’il y a un stand qui a marqué les esprits, c’est celui de LVMH avec sa « DreamGallery ». À travers une expérience immersive, le leader du luxe a prouvé que l’innovation irrigue toute sa chaîne de valeur :

  • Le sourcing : technologies agronomiques chez Parfums Christian Dior pour optimiser l’eau.
  • La création : l’IA de Comelz pour Louis Vuitton, créant des jumeaux numériques du cuir pour une découpe parfaite.
  • La traçabilité :lLe programme TRACE de Christian Dior Couture.
  • L’expérience client : CelIA, l’agent IA sur-mesure de Celine.

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« Brands in the Age of Algorithms » : L’avenir du e-commerce

Lors d’une conférence réunissant un plateau d’experts exceptionnel avec Eduardo Barbaro (Chief Digital & Omnichannel Officer chez Tiffany & Co), Gonzalo Fuentes (Kantar), Clarisse Magnin (McKinsey), Sarah Tayeb (eBay France) et Derya Matras (Meta), les intervenants se sont interrogés sur la place des marques face aux algorithmes.

À l’ère du commerce « agentique » (où l’IA devient le principal, voire l’unique intermédiaire entre une marque et son audience), la confiance est cruciale. Eduardo Barbaro a notamment posé la question clé : « L’IA voit-elle au-delà de nos produits pour saisir véritablement l’essence de Tiffany ? ». Le panel a mis en évidence un enjeu majeur : comment protéger l’intégrité de sa marque et créer du lien émotionnel dans un espace de plus en plus artificiel et automatisé.

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Robotique : des humanoïdes impressionnants, mais le défi cognitif reste entier

Enfin, la robotique a fait le show. Les robots humanoïdes de Unitree Robotics, AgiBot, Wandercraft ou encore Enchanted Tools ont attiré les foules. Si les progrès mécaniques sont bluffant de fluidité, le salon a mis en évidence le défi de la prochaine décennie : intégrer une IA embarquée capable d’adapter ces machines aux situations réelles du quotidien.

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En conclusion, ce VivaTech 2026 nous a confirmé une chose : l’innovation n’est plus une fin en soi, elle est un outil d’impact. Qu’il s’agisse de protéger notre planète depuis l’espace, de préserver notre souveraineté européenne ou de réinventer l’expérience client, la tech de demain s’écrit aujourd’hui.

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